Confiance et contrôle, deux concepts de management opposés
Pourquoi postulons-nous que les managers qui se cachent derrière l'expression "la confiance n'exclue pas le contrôle" se trompe profondément ?
Confiance et contrôle, deux concepts de management opposés
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La confiance n’exclurait pas le contrôle ???

Combien de cadres, de dirigeants ou de dirigeantes ai-je entendu annoncer ce poncif : « la confiance n’exclue pas le contrôle » ? Joliment dit mais légèrement paradoxal non ?

Utiliser cette formule permet de justifier toute une collection d’outils de contrôle mise en place dans les entreprises. Disposer de quelques mots qui autorisent de contrôler ses collaborateurs tout en faisant croire, en se faisant croire ? qu’on leur fait confiance, voilà qui est bien utile.

Cependant il semble pourtant de bon sens de dire que la confiance exclue le contrôle. Et si un dirigeant ou une dirigeante souhaite avoir la confiance de ses équipes, il ou elle devra bien leur faire confiance d’abord, ce qui n’est envisageable qu’en trouvant les solutions pour ne plus contrôler.

Prenons un exemple, mettre une pointeuse signifie : je contrôle les heures que vous passez au travail, ce qui veut dire que si je ne le fais pas je pense que vous ne ferez pas vos heures. Le ou la manager qui justifie la pointeuse pour faciliter le calcul des heures à inscrire sur la fiche de paie ne réalise donc pas que cet outil sera forcément vécu comme un outil de contrôle ?

Et si un salarié estime être contrôlé, il dira qu’on ne lui fait pas confiance, et il aura raison dans la plupart des cas. À partir du moment où on ne lui fait pas confiance, le collaborateur ne mettra pas autant de cœur à l’ouvrage qu’il peut, ou qu’il le voudrait. Les avantages de la confiance sont multiples, et en plus la confiance coûte moins cher à l’entreprise que le contrôle. Alors ? Vous essayez ?

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